05.12.2010

Le sort de Huchon dans les mains du Conseil d'État

Le rapporteur public a demandé l'inéligibilité du président de la région Ile-de-France.

Que va devenir Jean-Paul Huchon ? Vendredi, le rapporteur public, magistrat chargé de dire le droit, a recommandé au Conseil d'État d'annuler sa réélection à la tête de la région Ile-de-France et demandé son inéligibilité pour un an au seul mandat de conseiller régional.

Si son avis est suivi, le conseil régional devra procéder à l'élection d'un nouveau président. Le rapporteur public, Édouard Geffray, a estimé qu'une campagne d'affichage de la région en septembre 2009, destinée à promouvoir sa politique de transport, «ne peut être regardée comme neutre dans le contexte de l'élection». Tout comme une autre campagne relative à la formation et à l'emploi. Selon lui, ce sont autant d'outils de propagande destinés à susciter l'adhésion du public à l'action de la région. Du fait de leur ampleur, 1,5 million d'euros, le rapporteur a aussi demandé le rejet des comptes de campagne de Huchon.

Il a présenté son avis en assemblée générale du Conseil d'État et non en simple section, ce qui dit l'importance donnée à l'affaire susceptible de faire jurisprudence. La plus haute juridiction administrative, qui était saisie d'une plainte d'un jeune responsable UMP, Paul Midy, devrait faire connaître rapidement le fruit de sa délibération.

Motivations «politiques»
Pour Julien Dray, la situation est «ubuesque ». Vice-président du conseil régional et député PS de l'Essonne, il rappelle que la liste Huchon l'a emporté devant Valérie Pécresse avec 56,69 % des voix et que la commission nationale des comptes de campagne a validé les comptes cet été. Première vice-présidente, chargée de la justice au PS, Marie-Pierre de La Gontrie est «stupéfaite » de l'avis du rapporteur. Tous deux s'interrogent sur les motivations «politiques» de cette affaire.

Maire UMP de Fontainebleau et porte-parole de Valérie Pécresse pendant la campagne, Frédéric Valletoux rappelle que son équipe «a démarré la campagne sur ce sujet, en dénonçant le mélange des genres ». «On attend de voir, a-t-il expliqué vendredi, sans préjuger du résultat, tout en sachant que l'avis du rapporteur est souvent suivi.» Si c'est le cas, «ce sera un séisme».

Coté exécutif régional, on refuse d'envisager cette hypothèse. Certains avancent que les militants PS devront, avant toute élection, se prononcer sur le nom d'un éventuel autre président. D'autres menacent d'une démission en bloc de l'exécutif.

02.01.2010

Jean-Paul Huchon pistonne sa belle-fille: c'est ça la gauche?

Jean-Paul Huchon a pistonné sa belle-fille pour un boulot au Chili payé par le conseil régional d'Île de France. J'hallucine!!! Je ne me faisais pas trop d'illusions sur le personnage, mais quand même... on touche le fond.

Le fils de Jean-Paul Huchon et sa copine ont vécu trois ans aux frais de la princesse (les contribuables de la région) au Chili après que "papa président" comme ils l'appellent dans leur blog ai trouvé un super taf à sa belle-fille au Musée de la solidarité de Santiago du Chili, que le conseil régional de beau-papa finance à hauteur de 40%.

La région a mis 400.000 euros pour rénover ce musée qu'aucun francilien ne verra jamais pour pouvoir faire embaucher la demoiselle.

22.12.2009

Jean-Paul Huchon, le cigare aux lèvre

Jean-Paul Huchon se présente comme candidat de gauche aux élections régionales de mars. Que veut dire être de gauche pour se strauss-kahnien, ancien bras droit de François Pinault et fumeur notoire de bons cigares?

On croyait la gauche caviar, la gauche friquée, rangée aux oubliettes par Jospin & co. Jean-Paul Huchon, amateur de luxe devant l'éternel, prouve qu'il n'en est rien.

Il aime le luxe et les beaux voyages, mais n'a aucune vergogne à nous faire croire qu'il se préoccupe des gens ordinaires...